Un droit, des morales : Valoriser l'Etat laique
Book Details
Format
Paperback / Softback
ISBN-10
9052014426
ISBN-13
9789052014425
Publisher
P.I.E-Peter Lang S.A., Editions Scientifiques Internationales
Country of Manufacture
BE
Country of Publication
GB
Publication Date
Oct 7th, 2008
Weight
240 grams
Ksh 5,450.00
Manufactured on Demand
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Secure
Quality
Fast
L’État ne produit pas de sens. Laïque, il se l’interdit même, au-delà des droits de l’homme et des principes fondateurs de l’État de droit démocratique. Ce sont les communautés de foi et de conviction qui, avec des mouvements humanitaires et sociaux, cherchent à humaniser et à socialiser les citoyens. Ils y trouvent une légitimité collective et se constituent ensemble en références d’intérêt général. C’est que les personnes ne sont pas seulement les citoyens d’un État et qu’une société ne se réduit ni à l’État, ni à ses communautés de conviction. Si les deux sont légitimes, leurs compétences ne doivent-elles pas être articulées ? N’est-ce pas à l’État, garant de l’intérêt général, qu’il appartient d’y veiller ?
Entre « la loi absolue de Dieu doit l’emporter sur la loi contingente des hommes » et « la volonté générale de l’État démocratique doit l’emporter sur les volontés de confessions particulières », trois conditions doivent permettre le « vivre ensemble ». Primo, qu’on s’accorde sur le noyau de valeurs qui traduisent la dignité humaine et servent de référent commun. Secundo, qu’on délimite les champs d’intervention normative, respectivement juridique et moral, de l’État et des communautés, de sorte que ces dernières puissent prendre part au débat démocratique sans intervenir dans la décision démocratique. Tertio, que pour prévenir ou pour gérer des conflits, on s’accorde sur des règles et des procédures formelles. Si cela peut se faire, il n’y a pas d’objection à ce que l’État impose à la fois ce noyau substantiel commun et ces règles formelles aux diverses communautés qui le peuplent.
Entre « la loi absolue de Dieu doit l’emporter sur la loi contingente des hommes » et « la volonté générale de l’État démocratique doit l’emporter sur les volontés de confessions particulières », trois conditions doivent permettre le « vivre ensemble ». Primo, qu’on s’accorde sur le noyau de valeurs qui traduisent la dignité humaine et servent de référent commun. Secundo, qu’on délimite les champs d’intervention normative, respectivement juridique et moral, de l’État et des communautés, de sorte que ces dernières puissent prendre part au débat démocratique sans intervenir dans la décision démocratique. Tertio, que pour prévenir ou pour gérer des conflits, on s’accorde sur des règles et des procédures formelles. Si cela peut se faire, il n’y a pas d’objection à ce que l’État impose à la fois ce noyau substantiel commun et ces règles formelles aux diverses communautés qui le peuplent.
L'Etat ne produit pas de sens. Laique, il se l'interdit meme, au-dela des droits de l'homme et des principes fondateurs de l'Etat de droit democratique. Ce sont les communautes de foi et de conviction qui, avec des mouvements humanitaires et sociaux, cherchent a humaniser et a socialiser les citoyens. Ils y trouvent une legitimite collective et se constituent ensemble en references d'interet general. C'est que les personnes ne sont pas seulement les citoyens d'un Etat et qu'une societe ne se reduit ni a l'Etat, ni a ses communautes de conviction. Si les deux sont legitimes, leurs competences ne doivent-elles pas etre articulees ? N'est-ce pas a l'Etat, garant de l'interet general, qu'il appartient d'y veiller ?
Entre « la loi absolue de Dieu doit l'emporter sur la loi contingente des hommes » et « la volonte generale de l'Etat democratique doit l'emporter sur les volontes de confessions particulieres », trois conditions doivent permettre le « vivre ensemble ». Primo, qu'on s'accorde sur le noyau de valeurs qui traduisent la dignite humaine et servent de referent commun. Secundo, qu'on delimite les champs d'intervention normative, respectivement juridique et moral, de l'Etat et des communautes, de sorte que ces dernieres puissent prendre part au debat democratique sans intervenir dans la decision democratique. Tertio, que pour prevenir ou pour gerer des conflits, on s'accorde sur des regles et des procedures formelles. Si cela peut se faire, il n'y a pas d'objection a ce que l'Etat impose a la fois ce noyau substantiel commun et ces regles formelles aux diverses communautes qui le peuplent.
Entre « la loi absolue de Dieu doit l'emporter sur la loi contingente des hommes » et « la volonte generale de l'Etat democratique doit l'emporter sur les volontes de confessions particulieres », trois conditions doivent permettre le « vivre ensemble ». Primo, qu'on s'accorde sur le noyau de valeurs qui traduisent la dignite humaine et servent de referent commun. Secundo, qu'on delimite les champs d'intervention normative, respectivement juridique et moral, de l'Etat et des communautes, de sorte que ces dernieres puissent prendre part au debat democratique sans intervenir dans la decision democratique. Tertio, que pour prevenir ou pour gerer des conflits, on s'accorde sur des regles et des procedures formelles. Si cela peut se faire, il n'y a pas d'objection a ce que l'Etat impose a la fois ce noyau substantiel commun et ces regles formelles aux diverses communautes qui le peuplent.
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